
Château de Montfort
A un château primitif du haut Moyen Âge, probable simple tour de bois, a succédé au 12e siècle un premier château de pierres, qui fut lui-même profondément remanié et agrandi par Géraud de Maulmont, archidiacre de Limoges et conseiller du roi de France Philippe IV le Bel à la fin du 13e siècle.
L'impressionnant mur-écran s'élevait à la hauteur des trois tours semi-octogonales. Comme les autres bâtiments, les tours étaient couvertes d'un toit de tuiles parfois vernissées. Les tours de l'est et de l'ouest sont pourvues d'un cul-de-basse-fosse. Celui de la tour de l'est est en cours de déblaiement. La porte en ogive était protégée par un pont-levis plusieurs fois transformé. Il manque aujourd'hui les toitures et la partie supérieure des tours et du logis. Le chemin de ronde était ouvert en alternance de meurtrières et de fenêtres de tir.
Les pierres de construction du château ont été extraites sur place en créant le fossé sud. Entre 2008 et 2015, les bénévoles de l'association "Mons fortis" l'ont en grande partie dégagé des déblais accumulés au cours des siècles.
Le château a appartenu à diverses familles (de Charny, de Bauffremont, de Chalon, d'Orange, de Nassau, le Tellier de Louvois, d'Harcourt, de la Forest) avec des retours périodiques aux mains des ducs de Bourgogne.
Les modifications et restaurations les plus importantes ont été effectuées par la princesse Amélie d'Orange-Nassau au début du 17e siècle et par le baron de la Forest au début du 18e siècle.
Le château n'a pas subi d'attaque ou de siège important, sauf pendant les guerres de religion de la fin du 16e siècle. Sensible aux prières de Julienne de Nassau de Bourbon, le roi Henri IV revient alors en 1604 sur sa décision de le faire détruire.
Au début du 19e siècle, c'est finalement les propriétaires eux-mêmes (héritiers du baron de la Forest), qui en décideront la démolition afin de vendre les matériaux : tuiles, carrelages, bois de charpente



